Le TDA/H
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Le TDA/H
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C’est en 1986 lors d’un cours d’orthophonie que j’ai entendu parler pour la première fois d’un curieux syndrome qui transforme les enfants qui en sont atteints en de véritables tornades, toujours en mouvement, passant d’une activité à l’autre et qui se calmeraient paradoxalement à l’aide de médicaments psychostimulants. J’avais été intéressée par ce que j’avais appris sur ce syndrome, sans plus. J’étais bien loin de me douter de l’importance qu’il revêtirait dans ma pratique ultérieure et encore moins de ce que j’allais être amenée à découvrir !

Nous voici donc en 1998, année durant laquelle j’effectue un stage post-licence de psychologue dans une institution pour enfants. À ce moment là, le décor a bien changé : certains parents, las de s’entendre dire que c’est leur système éducatif qui est la source de l’hyperactivité de leur enfant, ont saisi les médiats pour alerter l’opinion publique. C’est ainsi qu’en Suisse, en Belgique et en France, plusieurs émissions télévisées ont abordé ce sujet. À chaque fois, le même phénomène s’est reproduit : des centaines de parents ont vu des ressemblances entre les enfants dont a été brossé le portrait et le leur. Chacune de ces émissions ont été suivies d’un nombre impressionnant de demandes de consultation chez les neuropédiatres et les pédopsychiatres. De là à affirmer que l’hyperactivité est une maladie à la mode, il n’y a qu’un pas… que beaucoup malheureusement ont franchi.

Diverses associations de parents confrontés au TDA/H 1 de leur enfant se sont constituées. Les thérapeutes et les parents concernés s’affrontaient en gros sur trois points de vue antagonistes : ceux, relativement nombreux, qui remettent en cause l’existence même du TDA/H et pour qui les symptômes observés proviendraient d’un trouble d’ordre affectif et relationnel, ceux qui affirment que la maladie est neurologique et préconisent la prise de médicaments, tout en recommandant parfois une psychothérapie associée basée sur une modification du comportement et finalement ceux pour qui les troubles comportementaux relèvent bien d’un problème organique, mais qui en attribuent la cause à des intolérances alimentaires et à des intoxications aux métaux lourds.

C’est ce troisième courant qui m’a indirectement poussée à creuser le TDA/H, même si je m’en suis détachée par la suite. J’ai en effet une formation complémentaire en sophrologie qui m’a sensibilisée aux médecines naturelles, si bien que lorsque j’ai entendu parler de moyens alternatifs à la prise de médicaments pour aider les enfants atteints d’un TDA/H, j’ai naturellement souhaité en savoir plus. Je me suis approchée d’une chaîne de soutien qui prônait le régime pour endiguer les symptômes du TDA/H.

À l’époque, où les professionnels débattaient essentiellement sur les symptômes d’hyperactivité / impulsivité et se contentaient de polémiquer au sujet de la ritaline au lieu de s’intéresser aux enfants et aux différents moyens que l’on peut mettre en œuvre pour les aider, je n’avais pas encore fait le rapprochement entre eux et moi, qui présentais essentiellement des difficultés d’attention ! Mais plus j’écoutais la maman qui dirigeait cette chaîne de soutien qui me racontait les témoignages d’enfants qu’elle avait récoltés, plus je ressentais comme une troublante familiarité alors que j’avais été une fillette autant timorée que les enfants dont on me brossait le portrait étaient téméraires ! Même en sachant cela, plus elle me parlait, plus mon corps entrait en résonance : je parvenais sans peine à deviner le ressenti des enfants, leurs réactions dans telle ou telle situation. De plus, fait encore plus étonnant, je présentais moi-même de nombreux troubles sensoriels et/ou perceptifs ainsi que d’autres symptômes couramment décrits dans la littérature comme étant fréquemment associés au TDA/H. C’en était trop ! Il fallait que j’en aie le cœur net ! Je me suis mise à consulter diverses grilles qui permettent d’orienter le diagnostic. J’ai eu entre les mains un document qui provenait d’un site Internet québécois : j’y ai trouvé le listing de 20 comportements typiques des adultes ayant un TDA/H. Un florilège de mes propres difficultés !!!

Or il est impossible de devenir hyperactif à l’âge adulte, ce syndrome débute toujours dans l’enfance. Il fallait donc que j’approfondisse mes recherches pour savoir si je l’avais été. J’ai enfin pris connaissance de la dernière édition du DSM « Diagnostic and Statistical Manuel of Mental Disorders » publié depuis 1960 par L’American Psychiatric Association. Si dans la IIIème édition révisée, qui était en vigueur du temps de mes études, on ne parlait que d’hyperactivité avec déficit de l’attention, la IVème édition distingue 3 sous-catégories, dont celle dont je suis personnellement atteinte, la forme avec prédominance de déficit attentionnel ! J’ai bien quelques traits d’hyperactivité (recherche de stimulations, mouvements d’agacement des jambes en position assise surtout dans l’enfance, une nervosité intérieure parfois importante même si je donne souvent une fausse impression de calme, une surabondance de pensées qui circulent sans que je puisse débrancher, ce qui ne m’aide pas à trouver le sommeil lorsque je suis pourtant fatiguée et qu’il est l’heure de dormir…),, mais je ne présente pas suffisamment de symptômes pour pouvoir parler d’un type combiné.

C’est à ce moment de mes recherches que j’ai ressenti le besoin de consulter ma collègue qui connaît bien le TDA/H et qui a définitivement mis un terme à mes hésitations.

Depuis je suis devenue internaute et j'ai fait connaissance avec une maman formidable, Mme Pascale Poncelet, qui s'occupe bénévolement d'un site et d'un forum de discussion pour les parents confrontés au TDA/H de leur(s) enfant(s), et je suis constamment en contact avec elle 2.

Lorsque j'ai ouvert mon cabinet, il y a maintenant 4 ans de cela, c'était pour travailler en priorité avec des enfants souffrant d'un TDA/H.

Je ne savais pas encore que je découvrirais la Bio-Psycho-Généalogie qui allait non seulement me permettre de comprendre différemment le TDA/H mais aussi les autres mal/à/dits. Aujourd'hui les personnes qui viennent me voir le font pour de multiples raisons, le TDA/H restant un motif parmi d'autres.

Je découvre actuellement avec délices la kinésiologie à laquelle les enfants qui ont un TDA/H répondent souvent très bien, ce qui est aussi mon cas qui plus est (car bien sûr je commence toujours par essayer les outils thérapeutiques sur moi avant de suivre les formations ad hoc - si l’approche essayée m’a permis d’avancer - et de les intégrer plus tard dans ma pratique).

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1Trouble déficit de l’attention et/ou hyperactivité. C’est l’abréviation que j’adopterai par la suite.

2Vous trouverez les liens de son site à la page "liens".
www.ilotdejade.com
© Copyright 17/01/2005