La Bio-Psycho-Généalogie est au carrefour de découvertes obtenues par plusieurs médecins, psychologues, scientifiques, dont l’essentiel des travaux de synthèse revient au Dr Claude SABBAH qui les a enrichies de ses propres outils qu’il nomme «Biologie Totale des Êtres Vivants». C’est chez l’un de ses élèves, Michel CHARRUYER, que j’ai eu le plaisir de suivre la dernière réactualisation dans mes connaissances dans le domaine. Quels sont les lignes de force de la Bio-Psycho-Généalogie ?Le psychiatre suisse Carl Gustav JUNG est le premier a avoir mis en lumière ce qu’il nomme les synchronicités, c’est-à-dire ces événements qui surviennent apparemment sans raison et semblent mus de l’extérieur alors qu’ils sont synchrones avec ce que nous vivons à l’intérieur (pour choisir un exemple simple, que tout le monde a expérimenté au moins une fois dans sa vie, prenons le cas de la personne qui nous téléphone juste quelques minutes après que nous nous sommes dit que nous allions l’appeler). C’est C. G. Jung qui s’est employé à démontrer que ce que d’aucuns nomment coïncidence ou hasard est en fait à prendre en compte comme un miroir provenant que nous tend l’Univers pour nous montrer ce qui nous anime à l’intérieur. C’est aussi à C. G. Jung que nous devons la notion d’inconscient collectif.
Marc FRECHET, un psychologue clinicien, a découvert de son côté que nous sommes tous pris dans des rythmes spatio-temporels qui ont tendance à se répéter de manière cyclique. Il parle dans sa modélisation de « Cycles Biologiques Cellulaires Mémorisés » et du "Projet/Sens". Ce concept est important car il nous permet de faire un pas dans la compréhension de la raison pour laquelle une personne qui a vécu un événement traumatisant pourra le revivre à plusieurs reprises dans sa vie. C’est comme si l’information contenue dans cet événement premier était inscrite dans la biologie de la personne et demandait à être comprise et intégrée pour pouvoir s’arrêter.
Ces répétitions d’événements très éprouvants dépassent fréquemment la seule vie de la personne qui a été amenée à les traverser, on constate souvent qu’elles s’appliquent aussi à sa descendance, et ce bien après sa mort ! C’est ainsi que l’on peut voir des événements se reproduire de génération en génération dans le clan familial, et qui vont faire qu’une personne va reproduire à l’identique ce qu’a déjà été porté à vivre l’un de ses ascendants, ceci à des dates très précises, en des rythmes donnés, ce qui a été étudié de manière très fouillée par une psychanalyste de renom, Anne ANCELIN SCHÜTZENBERGER.
C’est comme si l’événement qui a marqué les mémoires d’une famille avait, au-delà de ce qui a été imprimé dans la mémoire consciente du sujet, trouvé un engramme sous forme de ressenti très profond, très puissant, qui va laisser une empreinte dans la mémoire inconsciente du sujet qui a vécu cet événement, empreinte qui va s’étendre aux descendants du même rang dans la fratrie et qui vont être portés à revivre des événements qui réveillent ce ressenti très profond.
Vers les années ’80, un médecin allemand a démontré que quelques mois avant de déclencher une maladie grave les personnes atteintes avaient pour point commun d’avoir vécu un choc violent, dans l’isolement, auquel elle n’avait pu trouver de solution. C’est le ressenti qui va déterminer le type de maladie que fera la personne. Ses recherches ont été approfondies par un médecin français Claude SABBAH qui a notamment mené une étude comparative sur les règnes végétal, animal et humain tout en synthétisant celles des chercheurs ci-dessus et en y apportant ses propres contributions dont en voici quelques-unes.
Si comme je le disais, c’est le ressenti résultant d’un conflit non résolu qui va déterminer la MAL/À/DIT que développera la personne qui n’arrive pas à le surmonter, ce CONFLIT dit DÉCLENCHANT est la plupart du temps une relecture d’un autre conflit, dit PROGRAMMANT, survenu plus tôt dans la vie de la personne, selon un rythme qui lui sera propre. Il a démontré de plus que les situations émotionnelles non achevées que vivaient les parents de la conception à la première année de l’enfant vont avoir un rôle déterminant dans les conflits programmant et déclenchant qu’il sera amené à vivre plus tard, situations émotionnelles souvent héritées, elles, des conflits vécu par les ascendants.
Si je reprends maintenant le cas de la personne qui serait aux prises à des échecs répétitifs (voir page 1), il est vain de l’aider à se faire confiance en cherchant comment faire pour qu’elle devienne plus efficace si elle est programmée dans l’échec ! Dans ce cas il y aurait fort à parier que nous nous retrouverions avec une personne qui bien qu'elle ait amélioré ses stratégies et sa confiance en elle, finirait par échouer sans comprendre pourquoi, pour des peccadilles, tout ça parce qu'on avait pas travaillé sur son programme qui opère à son insu et l'oblige à échouer. Car ne pas obéir à son programme revient à se confronter à un sentiment de non-existence.
Il va alors falloir, dans ce cas de figure, lui montrer en quoi elle est programmée dans ses échecs, calculer avec elles ces cycles cellulaires biologiques mémorisés pour qu’elle puisse décider en conscience d'un autre projet choisi par elle cette fois-ci. Cette démarche est donc un outil fondamental pour toutes les situations où les personnes qui viennent nous voir nous disent « je sais que ce n’est pas bon pour moi, je ne devrais pas me comporter ainsi, MAIS C’EST PLUS FORT QUE MOI ! ». C’est bien là la définition du conflit : « je vis ceci mais je voudrais vivre l’opposé ». C’est aussi un outil de choix pour accompagner une personne atteinte dans sa santé, parallèlement au traitement médical qu’elle suit. Le travail en Bio-Psycho-Généalogie est là pour aider celui qui en fait la demande à prendre conscience de ce qui l’a rendu malade, faire remonter à la conscience ce qui est enfoui très profondément en lui, car dans toute maladie il y a une zone d’ombre dans la conscience de la personne (là nous rejoignons la notion de conscience pathologique décrite par le Caycedo) ce que Claude Sabbah appelle la mini-maxi-schizophrénie. Tout le monde sauf la personne elle-même voit ce qui ne va pas chez elle-même, ce qui explique que nous avons souvent besoin d’une aide extérieure lorsque nous sommes aux prises à un problème important.